Biographie

 

 

 

AHMED SEKOU TOURE Né le 9 janvier 1922 [certains biographes le font naître en 1918] à Faranah, en pays malinke (Guinée centrale) dans une famille modeste, il est le petit-fils du grand guerrier l’ Almamy Samory Touré.

 

 
Il est donc né à Faranah, d’un père nommé Alpha Touré et d’une mère portant le nom de Aminata Fadiga. Sékou Touré est le cadet d’une famille de huit enfants. Malgré une enfance sans histoire particulière, on remarque dès son plus jeune âge que Sékou Touré possède un esprit contestataire et qu’il est déjà une forte tête. Il est empreint également d’un fort esprit nationaliste. Très rapidement, Sékou Touré s’initie au marxisme-léninisme en se joignant à un groupe de militants actifs de Conakry (capitale de la Guinée) constitué de communistes français. Vient ensuite le mouvement syndicaliste où il s’impliquera à fond pour cette cause et dont il comprendra très tôt le remarquable outil de promotion sociale qu’il constitue. Il devient donc en quelque sorte la vedette des congrès syndicaux.

 

Employé des PTT, il est l'un des fondateurs du syndicat des travailleurs des PTT en 1945, dont il devient Secrétaire général. En 1952, il prend la tête du Parti démocratique de Guinée (PDG), section locale du Rassemblement démocratique africain (RDA), et fait céder l'administration coloniale sur l'application totale du code de travail en Guinée.

 

Conseiller général de Guinée (1954) et Président de la Confédération générale des travailleurs d'Afrique noire, il est élu en janvier 1956, député à l'Assemblée nationale. Vice-président du Conseil du gouvernement de Guinée en novembre 1957, il en devient Président en juillet 1958. Il est le seul, lors du référendum du 28 septembre, à répondre "NON" à la proposition de communauté franco-africaine. La Guinée devient donc indépendante le 2 octobre 1958. Sékou Touré est élu président de la République le 15 janvier 1959. Il se lie avec les pays socialistes.  Après ce fameux « non », il ne reste plus qu’à Sékou Touré de proclamer la République (2 octobre 1958). Il commence à cet instant à imposer ses lois et ses règles et annonce officiellement que le parti impose sa dictature. Suite à cela, plusieurs restrictions sont infligées à la population guinéenne. Pour s’assurer d’avoir toujours le pouvoir absolu, le nouveau dictateur de la Guinée pratiquera de nombreux maniements de complots vrais et imaginaires et il n’hésitera pas à renier de vieux compagnons. La véritable mise en place de la dictature en Guinée se fait sans doute entre 1962 et 1963.

 

On découvre un complot en 1969 et c’est exactement à cette époque que Sékou Touré en profite d’avantage pour régler définitivement le cas des hommes qui s’opposent à lui ou qui nuisent à son autorité. Il met à mort plusieurs personnalités civiles et militaires impliquées dans le complot dans un endroit appelé Camp Boiro où les condamnés à mort sont exécutés ou  meurent tout simplement de faiblesse dans les cellules du camp. On compte entre dix milles et trente milles hommes qui auraient disparu au total au Camp Boiro, et ce, entre 1965 et 1984. Malheureusement, la liste n’est qu’une approximation et on pense que le nombre de victimes serait encore beaucoup plus élevé.

 

On parle donc de 26 ans environ de dictature sous le règne de Sékou Touré. Ce dernier décèdera le 26 mars 1984, à Cleveland aux États-Unis. Il aurait rendu l’âme à la suite d’une attaque cardiaque ayant dépassé légèrement le cap des soixante ans.

 

Il aura au cours de sa vie, épousé trois femmes. C’est avec sa dernière femme, Andrée Kourou Ma, qu’il aura son fils, Mohamed Touré et c’est dans une relation extraconjugale avec Marguerite Cole qu’il aura sa fille nommée Aminata Touré.

 

Sékou Touré, avec son socialisme dit archaïque et inadapté, aura donc réussi en une vingtaine d’années à démolir ce qui avait été construit en soixante années de colonisation et à provoquer le déséquilibre sur le plan économique de la Guinée.

 

C’est le colonel Conté qui prendra le pouvoir de force après la mort de Sékou Touré.